Qu’est-ce qu’une varice ?
Une varice est une veine superficielle de la jambe qui s’est dilatée de façon permanente et qui devient visible et sinueuse sous la peau. Elle traduit un dysfonctionnement des petites valves internes de la veine, normalement chargées d’empêcher le sang de redescendre sous l’effet de la gravité. Lorsque ces valves deviennent perméables, le sang stagne, la pression augmente dans la veine, qui se dilate progressivement : c’est la maladie veineuse chronique. Elle touche entre 1 personne sur 5 et 1 sur 4 dans les pays industrialisés où la station debout prolongée et la sédentarité sont fréquentes. À Lyon comme ailleurs, c’est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en chirurgie vasculaire, très souvent pour un motif esthétique autant que fonctionnel.Symptômes
Le signe le plus visible est la présence de veines dilatées, bleutées ou saillantes, le plus souvent sur la face interne de la jambe ou à l’arrière du mollet. S’y associent fréquemment une sensation de jambes lourdes, des douleurs ou tiraillements en fin de journée, des démangeaisons, des crampes nocturnes et parfois un gonflement (œdème) des chevilles. Ces symptômes s’aggravent typiquement en fin de journée, en période de chaleur, et chez la femme, avant les règles ou pendant la grossesse.Facteurs de risque
L’hérédité est le facteur le plus déterminant : le risque augmente nettement lorsque plusieurs membres de la famille sont concernés. Le sexe féminin multiplie le risque par trois, avec un rôle des grossesses et des variations hormonales. La station debout prolongée ou la sédentarité, le surpoids, l’exposition répétée à la chaleur (sauna, chauffage au sol, exposition solaire) sont également des facteurs favorisants bien identifiés.Diagnostic
L’examen clinique par un chirurgien vasculaire permet un premier repérage des varices et de leur trajet. Il est complété par une échographie-Doppler des membres inférieurs, examen indolore qui cartographie le réseau veineux profond et superficiel, localise les points de reflux (jonctions saphènes) et guide le choix thérapeutique.Traitements
La prise en charge est graduée selon la sévérité : contention veineuse (bas ou chaussettes de compression), veinotoniques en cas de symptômes, sclérothérapie pour les petites varices et varicosités, et pour les varices tronculaires, un traitement endoveineux thermique (radiofréquence ou laser) associé à des phlébectomies étagées des branches variqueuses résiduelles — technique aujourd’hui privilégiée car réalisable en ambulatoire, sous anesthésie locale, avec une reprise d’activité rapide. La chirurgie classique (stripping) reste réservée à certaines situations anatomiques particulières.Suivi
Après traitement, le port d’une contention pendant environ un mois et une anticoagulation préventive transitoire sont généralement recommandés. Un contrôle écho-Doppler à distance permet de vérifier le résultat. Il n’existe pas de traitement définitif de la maladie veineuse : de nouvelles varices peuvent apparaître au fil des années sur d’autres trajets, ce qui justifie un suivi vasculaire régulier.Questions fréquentes
Les varices sont-elles dangereuses ?
Dans la grande majorité des cas, non : elles restent un problème de confort et d’esthétique. Elles peuvent toutefois se compliquer, à un stade avancé, d’un ulcère veineux ou d’une phlébite superficielle, d’où l’intérêt de ne pas négliger un avis vasculaire.
Le traitement des varices est-il remboursé ?
L’écho-Doppler diagnostique et les traitements à visée fonctionnelle (radiofréquence, phlébectomie, sclérose de varices symptomatiques) sont pris en charge par l’Assurance Maladie sur prescription ; le traitement de varicosités purement esthétiques ne l’est pas.
Faut-il opérer toutes les varices ?
Non. Une varicosité isolée sans gêne ne nécessite pas de geste invasif ; la décision se prend au cas par cas selon les symptômes, l’échographie et le retentissement sur la qualité de vie.
Sources : ameli.fr — Varices des jambes ; Société de Chirurgie Vasculaire et Endovasculaire de Langue Française.